Al-Fârâbî
Philosophe de langue arabe, fondateur de la falsafa au sens strict. Surnommé le « Second Maître » après Aristote, il opère une synthèse aristotélo- néoplatonicienne et élabore une philosophie politique majeure autour de la Cité vertueuse.
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Philosophe de langue arabe, fondateur de la falsafa au sens strict. Surnommé le « Second Maître » après Aristote, il opère une synthèse aristotélo- néoplatonicienne et élabore une philosophie politique majeure autour de la Cité vertueuse.
Théologien et philosophe dominicain allemand, surnommé « Doctor universalis » pour l'étendue de son savoir. Il introduit Aristote dans la pensée chrétienne par ses commentaires systématiques et fut le maître de Thomas d'Aquin à Cologne et à Paris.
Économiste et philosophe indien, prix Nobel d'économie 1998, Sen a refondé l'économie comme science morale et transformé la théorie du développement. Sa théorie des entitlements explique les famines, son approche par les capabilités fonde l'Indice de Développement Humain et propose une alternative à l'utilitarisme et au rawlsisme.
Évêque de Milan élu par acclamation populaire, maître d'Augustin et résistant à l'autorité impériale, Ambroise est le premier grand penseur latin des rapports entre l'Église et l'État.
Philosophe britannique, élève et exécutrice littéraire de Wittgenstein. Fondatrice de la philosophie analytique de l'action (Intention, 1957) et initiatrice du renouveau contemporain de l'éthique des vertus (Modern Moral Philosophy, 1958).
Philosophe marxiste emprisonné dix ans par le fascisme, Gramsci développe une pensée originale sur le pouvoir et la culture. Son concept d'hégémonie a renouvelé la théorie politique bien au-delà du marxisme.
Philosophe grec, disciple de Platon et fondateur du Lycée. Esprit encyclopédique, il a fondé la logique et structuré la métaphysique, l'éthique et la politique. Sa pensée a dominé l'Occident pendant près de deux mille ans.
Fondateur du positivisme et inventeur de la sociologie comme discipline, Comte est l'un des grands théoriciens du XIXe siècle ; sa loi des trois états et sa classification des sciences ont structuré la pensée moderne.
Philosophe et homme d'État anglais, l'un des fondateurs de la pensée scientifique moderne. Sa critique des idoles, sa méthode inductive et sa conception de la science comme entreprise collective ouvrent la voie à l'empirisme et à la modernité scientifique.
Juriste, philosophe et réformateur anglais, fondateur de l'utilitarisme. Le principe d'utilité, « le plus grand bonheur du plus grand nombre », fonde chez lui une morale et une science de la législation rationnelles.
Philosophe et évêque anglican irlandais, deuxième grand empiriste britannique entre Locke et Hume. Sa doctrine de l'immatérialisme nie l'existence de la matière : être, c'est être perçu (esse est percipi).
Philosophe romain exécuté en prison par Théodoric, Boèce est le grand passeur entre l'Antiquité grecque et le Moyen Âge latin. Sa Consolation de Philosophie, rédigée dans l'attente de la mort, est l'une des œuvres les plus lues de l'Occident médiéval.
Grande figure de la scolastique du XIIIᵉ siècle, Bonaventure articule l'augustinisme avec une partie de l'héritage aristotélicien dans une synthèse christocentrée. Contemporain de Thomas d'Aquin, ministre général des franciscains, il a marqué la mystique chrétienne par son Itinéraire de l'esprit vers Dieu.
Fondateur du bouddhisme, « l'Éveillé ». Son enseignement des Quatre Nobles Vérités, de la voie du milieu, de l'impermanence et du non-soi propose une analyse de la souffrance et de sa cessation qui a façonné des civilisations et nourri des traditions philosophiques majeures en Asie.
Écrivain, philosophe et moraliste français, prix Nobel de littérature. Sa pensée de l'absurde (Le Mythe de Sisyphe) et de la révolte (L'Homme révolté), sa critique du totalitarisme et sa morale de la mesure et de la dignité ont profondément marqué le XXe siècle.